Comment évaluer l'efficacité des dispositifs de protection contre les ondes électromagnétiques ?

person Posté par: Frédéric GANA list Dans: Électrosensibilité et ondes Le :
Après 17 ans d’accompagnement de personnes souffrant d'inflammation chronique et d'électrosensibilité, il m’apparaît que la posture la plus efficace pour évaluer les protections dites "anti-ondes" est celle qui se tourne vers la personne elle-même et l’analyse de sa physiologie dans un environnement donné, plutôt qu’une posture tournée vers l’environnement et l’observation des ondes électromagnétiques en tant que phénomène environnemental.
 
Il s'agit d'adresser non pas la technique des ondes, mais la physiologie des ondes. Il s'agit de sortir d'une posture exclusive de technicien pour aborder une perspective anthropologique des rayonnements électromagnétiques, c'est à dire l’étude de leur impact sur la dynamique d’un organisme vivant, à commencer par la personne en souffrance.
 
Pourquoi ? Parce que certaines solutions de protection n'agissent pas sur les rayonnements eux-mêmes en tant que quantité d’énergie présente dans l'espace, mais sur la qualité de l'information transportée par cette énergie, ou sur la capacité d'un organisme biologique à assimiler cette énergie et cette information.
 
Fort de notre expérience "anthropologique des rayonnements", il s'agit avant tout à notre sens d'un problème de digestion, et de la capacité d'un individu à métaboliser certaines quantités d'énergie et d'information, et certaines qualités d'énergie et d'information, selon son terrain immunitaire spécifique. Dans cette logique, nous considérons de la même manière une personne souffrant d’intolérance au gluten, au lactose, ou à d’autres substances, qu’une personne souffrant d’intolérance aux ondes électromagnétiques artificielles.
 
Il nous semble que le meilleur moyen d'observer ces aspects qualitatifs est de s'intéresser au patient lui-même.
L'observation de certains marqueurs biologiques d'un individu, tels que la VFC (variabilité de la fréquence cardiaque), la température corporelle par thermographie, le taux de cortisol, ou encore l'équilibre des systèmes organiques mesurables par biorésonance (Biowell, Physioscan, etc.), permet très rapidement de voir comment réagit un organisme dans un environnement électromagnétique donné, avec et sans présence de dispositifs anti-ondes.
 
Pour notre part, nous considérons que nous ne connaissons encore en tant qu'espèce humaine que peu de choses sur l'interaction des ondes électromagnétiques avec le vivant. Et que ce qui se dévoile progressivement à nous à travers les travaux de Georges Lakhovsky, Nikola Tesla, Louis Claude Vincent et Charles Laville sur la négativation du sang, ou encore Fritz Albert Popp sur les biophotons, voire de Clinton Ober et du Dr Maschi sur les effets de la nutrition électronique avec la mise à la terre du corps (dite Earthing ou Grounding), nous invite à une très grande humilité.
Il nous semble ainsi que l'observation de l'état sanitaire général d'un individu placé dans un certain environnement nous en dit beaucoup plus, et beaucoup plus rapidement, que toutes les techniques d'observation de la physique des rayonnements par oscilloscopes ou autres mesureurs d’ondes électromagnétiques qui restent en définitive très limitées. Dans l'idéal, on associera ces deux modalités observationnelles, complémentaires, pour mieux comprendre ces interactions des ondes avec le vivant.
 
En pratiquant avec cette posture centrée sur l’humain, nous avons amélioré la qualité de vie de milliers de personnes depuis 2006, par des gestes simples, et des objets simples, qui permettent soit de réduire l'exposition quantitative aux ondes électromagnétiques, soit d'améliorer la qualité de l'information qu'elles transportent, soit d'améliorer la capacité de l'individu à digérer ces énergies et informations. Ces résultats s'obtiennent parfois en quelques minutes, de façon flagrante, parfois de façon plus lente lorsque des atteintes physiques chroniques touchent la personne.
Cette approche est celle de beaucoup de personnes souffrant d’électrosensibilité, qui ont dû apprendre par eux-mêmes et par tâtonnement expérimental ce qui leur fait du bien dans une démarche de survivance. Les milieux médical et médico-social n’étant toujours pas formés à ces enjeux en 2024, les personnes en souffrance sont en errance médicale, alors même que l’OMS estime à 5% de la population mondiale le nombre de personnes souffrant d’électrosensibilité. Aussi, livrés à eux-mêmes, c’est par ce parcours de tâtonnement expérimental que la plupart des réponses que nous proposons aujourd’hui nous sont parvenues. Elles ont donc été éprouvées par le simple fait qu’elles ont permis à des personnes de survivre. Comme mon père Christian Gana, ou Bruno Geissert, avec lesquels nous avons écrit le guide « réduire son exposition aux ondes électromagnétiques » qui a été édité à 80 000 exemplaires.
 
Il est évident que sur un phénomène comme les ondes électromagnétiques et l’électrosmog, invisible et diffus dans l’environnement, l’objectivation de la relation de cause à effet est facile à nier avec une approche exclusivement technique centrée sur l’environnement ou issue de modélisation et d’extrapolation d’observations de laboratoires.
 
Il est beaucoup plus difficile de nier la réaction physiologique d’un corps humain assujetti à un environnement électromagnétique donné dont on modifiera un seul paramètre (par exemple allumer ou éteindre le Wifi à proximité de la personne, placer ou enlever un dispositif de remédiation anti-ondes). En observant les bons marqueurs, c’est-à-dire ceux liés au stress, à la variabilité du rythme cardiaque, à l’inflammation des tissus, à l’équilibre de certaines hormones comme le cortisol, par l'observation du comportement des globules rouges, etc. les résultats sont tout à coup beaucoup plus évidents, beaucoup plus simples de lecture.
Cette approche tend à constater l’effet biologique plutôt qu’à modéliser souvent de façon très théorique et isolé des situations réelles un phénomène aussi complexe.
 
Aux personnes qui nous demandent « mais comment savoir si on est électrosensible ? », nous leur suggérons de couper leur compteur électrique une nuit et de voir si cela modifie la qualité de leur sommeil. Toutes les personnes qui s’y exercent nous témoignent constater un impact important sur l’amélioration de leur qualité de sommeil. Vous avez un doute ? Essayez ! Ça ne coute rien. Et ça aussi c’est de la science.
 
En encart
C'est dans cette perspective, et relativement à un phénomène méconnu qui est le champ électrique permanent généré directement sous l'usager par les lits médicalisés sans prise de terre, que nous souhaitons mené une étude interventionnelle auprès d'un groupe de patients. L'objet de cette étude est d'évaluer l'impact de ce champ électrique sur les marqueurs biologiques cités plus haut. Nous recherchons pour cela des fonds pour mener à bien cette étude. Si vous souhaitez soutenir cet effort de recherche en santé publique, vous pouvez nous contacter...

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