Pourquoi ne voyons-nous plus la lumière qui nous gêne ?

person Posté par: Alexandre WALNIER et François ROULET list Dans: Hygiène lumineuse Le :

Pourquoi l'éclairage de nos maisons est le confort que l'on interroge le moins, et ce que le récit de François en montre

Votre système nerveux cesse peu à peu de répondre à ce qui se répète sans changer.

Les chercheurs appellent ce mécanisme l'habituation, et ils le retrouvent chez presque tous les êtres vivants étudiés, de la limace de mer à l'être humain.

C'est une économie : ce qui reste stable ne réclame plus d'attention, et l'attention se garde pour ce qui bouge.

Le ronronnement du réfrigérateur en donne l'exemple le plus familier. On ne l'entend qu'au moment où il s'arrête.

L'éclairage de la maison appartient à cette famille. La même ampoule s'allume chaque soir, à la même place, dans la même couleur. Au bout de quelques semaines, plus personne ne la regarde : on regarde ce qu'elle éclaire.

« Je ne m'étais jamais interrogé »

François est client de Navoti, ostéopathe biokinergiste, et il collabore à nos travaux de recherche. Il a installé chez lui trois éclairages : une ampoule globe circadienne à trois modes (blanc, ambré, rouge) sur sa lampe de chevet, une veilleuse ambrée à détecteur de mouvement sur une prise près de son lit, et une lampe de bureau (elle aussi à trois modes).

Voici comment il commence son récit :

« Je ne m'étais jamais interrogé sur la qualité et les potentielles nuisances de mon éclairage et des différentes ampoules que j'utilisais, et à ce jour je peux dire, à tort. »

Le mot qui compte est le dernier.

« À tort » ne pouvait pas s'écrire avant l'achat. Tant que la lumière restait la même, il n'existait aucun point de comparaison, donc aucune gêne à nommer. Le jugement est venu après le changement, comme le silence du réfrigérateur qui s'arrête.

Ne rien sentir ne veut pas dire qu'il n'y a rien

L'erreur la plus répandue face à son propre éclairage tient en une phrase : « Je n'ai jamais été gêné. »

Elle est sincère. Elle décrit une habituation réussie, pas l'absence de gêne.

Le récit de François en donne une trace discrète, dans son vocabulaire. Pour dire ce qu'il gagne, il emploie les mots de ce qu'il ne subit plus. Le soir, il lit « sans [se] sentir agressé par l'éclairage ». La lumière du matin « n'est pas dure ». La veilleuse éclaire « sans être éblouissante ». La lampe de bureau lui permet de lire « sans tension ».

Quatre fois, la qualité se dit par une absence. Ces mots désignent ce qui était là chaque soir, et qu'il n'avait jamais nommé.

Pour la lampe de bureau, il ajoute :

« C'est avec surprise que je me suis rendu compte que je pouvais lire plus longtemps sans tension, sans ressentir de la gêne ou de la fatigue oculaire, plus détendu. »

La surprise mesure l'écart entre ce qu'il croyait vivre et ce qu'il vivait.

Ce que l'œil ne voit plus, le cerveau le reçoit encore

Une partie de la lumière de nos maisons échappe au regard pour une raison simple : elle change trop vite.

Sur un réseau électrique à 50 hertz, comme en France, une partie des LED s'allume et s'éteint 100 fois par seconde. L'œil conscient, lui, ne distingue plus un scintillement au-delà d'une cinquantaine d'alternances par seconde. Au-dessus, la lumière paraît continue.

Paraître continue ne veut pas dire être reçue comme continue. Des travaux de psychophysique et d'imagerie cérébrale ont montré que le système visuel enregistre encore un scintillement que la conscience ne perçoit plus.

Ces études ont porté sur des fréquences proches du seuil de perception, en laboratoire, et non sur la lampe d'une chambre. Elles ne disent pas ce qu'un éclairage donné fait à la personne qui vit dessous. Elles établissent un principe utile : la perception consciente n'est pas le seul juge de ce que le corps reçoit.

Navoti ne prétend pas savoir laquelle des différences a compté chez François : la couleur, le scintillement, l'intensité, ou le simple fait d'avoir enfin choisi sa lumière. Un témoignage montre un chemin vécu. Il ne démontre pas une cause.

Une lumière juste pour chaque geste

Le récit de François enseigne aussi une manière d'habiter sa lumière. Avant, une lampe servait à tout. Aujourd'hui, chaque lumière a une tâche, et chaque lampe compose un micro-climat de bien-être à la mesure de ce qu'il fait.

Pour lire et se détendre le soir, il allume l'ambre :

« Je peux soit lire sans me sentir agressé par l'éclairage tout en me détendant, soit me relaxer avec ou sans musique pour me préparer tranquillement au sommeil. »

L'ambre ne contient pas de bleu, la couleur qui, le soir, tient l'horloge du corps en éveil. C'est une lumière biocompatible avec l'approche du sommeil. L'article de Navoti sur la lumière bleue détaille ce mécanisme.

Pour les réveils nocturnes, il passe au rouge, qui ne contient ni bleu, ni vert, ni jaune.

Pour se lever la nuit, la veilleuse donne « une bonne visibilité sans être éblouissante », de quoi se déplacer en sécurité et se rendormir vite.

Le matin, il revient au blanc, qu'il trouve « plus proche de la lumière du jour, dynamisante et plus naturelle qu'une ampoule classique ».

Chaque lumière vient répondre à notre besoin du moment, dans le respect de notre physiologie, tout simplement.

Retrouver le premier instant

Puisque l'habitude fait disparaitre la gêne dans l’inconscient, le seul moyen de juger sa propre lumière est de recréer un contraste.

L'instant le plus parlant est la première seconde après l'allumage, avant que le regard ne s'habitue de nouveau. Trois occasions de l'observer cette semaine :

  • La nuit, quand vous vous levez. Dans la seconde où la lumière s'allume, que font vos yeux ? Vos paupières se plissent-elles, votre regard se détourne-t-il, est-ce agréable ?

  • Un soir, pendant une heure. Éteignez le plafonnier et gardez une seule lampe basse et chaude. Rallumez ensuite le plafonnier et observez ce premier instant.

  • Après une longue lecture. Levez les yeux de la page et regardez au loin. Demandez-vous depuis quand vos yeux étaient tendus.

Ces observations ne coûtent rien. Elles rendent visible ce que l'habitude avait effacé.

Choisir sa lumière plutôt que la recevoir

Avant, François recevait la lumière que ses ampoules lui donnaient. Aujourd'hui, il la choisit selon l'heure et son geste.

Il termine son message par une phrase qui dit où mène ce choix : l'hygiène lumineuse « participe avec bonheur à un habitat sain et vivant ».

Une maison-nid ne se reconnaît pas à ses objets. Elle se reconnaît à ce que ses habitants y remarquent de nouveau : une lumière trop blanche à minuit, un éclairage qu'on croyait normal, un couloir éclairé juste ce qu'il faut pour retrouver son lit.

Le témoignage de François, en entier

« J'ai acheté récemment chez Navoti une lampe Globe avec rythme circadien et les trois modes, ainsi qu'une lampe de bureau et une veilleuse ambrée à détecteur de mouvement.

Je ne m'étais jamais interrogé sur la qualité et les potentielles nuisances de mon éclairage et des différentes ampoules que j'utilisais, et à ce jour je peux dire, à tort, car depuis cet achat il y a eu un changement qualitatif certain. J'ai installé le globe sur une de mes lampes de chevet et la veilleuse sur une prise auprès de mon lit.

Le soir j'utilise principalement la couleur ambrée, réservant la rouge pour les réveils nocturnes. L'effet est apaisant, je peux soit lire sans me sentir agressé par l'éclairage tout en me détendant, soit me relaxer avec ou sans musique pour me préparer tranquillement au sommeil. Le matin la lumière blanche est parfaite pour une mise en route sereine, la lumière n'est pas dure, plus proche de la lumière du jour, dynamisante et plus naturelle qu'une ampoule classique.

La veilleuse m'apporte un vrai confort quand je me réveille la nuit et dois sortir de mon lit, car la luminosité est suffisamment bonne pour une bonne visibilité sans être éblouissante, me permettant de me déplacer en sécurité et de pouvoir me rendormir rapidement.

Quant à la lampe de bureau, c'est avec surprise que je me suis rendu compte que je pouvais lire plus longtemps sans tension, sans ressentir de la gêne ou de la fatigue oculaire, plus détendu.

Merci à Navoti pour avoir partagé avec nous ces informations sur l'hygiène lumineuse, c'est vraiment un plus dans mon quotidien et participe avec bonheur à un habitat sain et vivant. »

Les éclairages de François

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